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 Toxoplasmose et femme enceinte

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MessageSujet: Toxoplasmose et femme enceinte   Lun 17 Nov 2008, 13:42

Les chats



Le chat semble ainsi la seule source d'infection de cette maladie et il semble alors logique de le craindre. Ce sont surtout les jeunes chats qui chassent qui vont acquérir l'infection; ils vont produire des oeufs du parasite pour une période de 2 semaines seulement et n'en produiront vraisemblablement plus pour le reste de leur vie. Ces chats infectés ne sont pas malades; ils enfouissent leur excréments généralement, nous évitant du même coup le contact avec des oeufs dangereux.

Un chat gardé à l'intérieur et nourri de nourriture commerciale exclusivement n'a aucune chance de contracter la maladie. La majorité des chats d'intérieur ne seront jamais infectés. Environ les deux tiers des chats errants ont déjà eu l'infection. Les chats de tout âge sont susceptibles de s'infecter et de produire des oocystes mais la production sera maximale chez ceux dont l'âge se situe entre 6 et 14 semaines.

Le chat atteint de toxoplasmose ne démontre qu'exceptionnellement des signes cliniques. En absence de diarrhée, il y a peu de chance que les matières fécales collent à l'anus de l'animal. De même, le chat lèche sa fourrure régulièrement, et y enlèverait tout oocyste collant à ses poils. De plus pour que ces oocystes soient dangereux, il faut qu'ils subissent pendant au mois 24 heures une maturation en présence d'oxygène.

Donc, le contact direct avec un chat, ne représente aucun risque réel de transmission du parasite. Le chat enfouit ses selles dans du sol ou toute matière meuble. Les oocystes ne sont donc pas immédiatement disponibles pour la transmission. Ce comportement place toutefois les éléments parasitaires à l'abri des conditions néfastes telles le soleil ou la dessication. La durée de survie pourra atteindre dans ces cas probablement plus d'une année.

Le chat a souvent l'habitude d'aller déféquer dans les jardins; à cause des habitudes de jardinage, le sol y est exceptionnellement meuble, bien oxygéné, bien drainé et arrosé régulièrement, ce qui favorise d'autant la survie des oocystes. Ces derniers pourront être mis en contact avec les légumes ou fruits qui y sont cultivés, mais divers autres phénomènes pourront également agir : les vers de terre qui ingèrent du sol pourront les ramener à la surface, des insectes pourront également aider la dispersion, de même que les pluies, les vents, le piétinement et les poussières.

Des chercheurs ont tenter de démontrer que le fait de posséder un chat augmentait les chances de développer la maladie chez les sidéens. À la grande surprise des chercheurs, les sidéens qui possédaient un chat avait moins de problèmes avec la maladie que d'autres qui n'en possédaient pas. Par ailleurs, on sait que la majorité des gens en France ont déjà contracté la maladie tandis qu'aux États-Unis, ce nombre ne dépasse pas 30%; les habitudes alimentaires expliquent mieux ces différences que le fait de posséder un chat ou non.

Enfin il est complètement inutile de se débarrasser du chat de la maison parce qu'il y a une personne enceinte qui y habite. Si on ne donne que de la nourriture commerciale ou de la nourriture de table cuite d'une façon propre à nous protéger nous mêmes, au chat, alors il n'y a aucune possibilité de s'infecter à partir de cet animal. Si le chat va régulièrement à l'extérieur, une bonne hygiène de la litière s'impose. Les litières utilisées de nos jours favorisent moins le développement et la survie du parasite, car l'humidité est un facteur primordial à la sporulation des oocystes. Le sable colle bien aux matières fécales et les assèche rapidement; sans humidité, le parasite ne peut se développer. Comme les selles du chat sont habituellement dures et restent bien formées, si on prend soin de les enlever à tous les jours, la protection sera maximale.

En conclusion, on peut se protéger facilement et adéquatement contre cette infection, en surveillant notre alimentation et en adoptant des mesures d'hygiène qui vont d'ailleurs nous protéger contre toutes sortes d'infection et pas seulement la toxoplasmose.

http://www.animaniac.ca/chat/toxoplas.htm
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MessageSujet: Re: Toxoplasmose et femme enceinte   Lun 17 Nov 2008, 13:43

CONDENSE DE COMPTE-RENDU DE CONGRES
Le point sur la toxoplasmose et la grossesse

a toxoplasmose en France fait l'objet de dépistages prénuptiaux et prénataux obligatoires. Malgré les mesures préventives et le traitement utilisé chez la femme enceinte, on rencontre encore de 700 à 3000 cas par an de toxoplasmose congénitale.
Cet article a pour but de répondre aux questions les plus fréquentes concernant les risques de contamination, les mesures de prévention, les moyens diagnostiques et thérapeutiques, tout en précisant les nouvelles découvertes scientifiques sur le sujet.



EPIDEMIOLOGIE
ycle

Le toxoplasme est un être vivant unicellulaire qui se développe dans les cellules des animaux à sang chaud. L'animal porteur contamine son milieu en déféquant. Le cycle sexué du toxoplasme ne s'effectue que chez les félidés (chat le plus souvent).
ode de contamination


De nombreux animaux peuvent se contaminer par ingestion des éléments contaminants des excréments. Après propagation par voie sanguine, le parasite reste latent dans le cerveau, l'œil et les muscles. L'homme se contamine par l'alimentation et par contact avec le chat. Risques alimentaires La consommation de viande crue expose à la contamination. La réfrigération est insuffisante pour détruire le parasite. Par contre, il est sensible à la salaison, au chauffage et à la congélation. La cuisson aux micro-ondes est imparfaite pour assurer la destruction du parasite. Risques liés aux chats En France, les enquêtes sérologiques montrent qu'au moins 60 % des chats sont ou ont été infectés. Les chats " chasseurs " sont plus exposés que les chats qui ne sortent pas. Les chats, en particulier les jeunes, émettent plusieurs millions de germes dans le milieu extérieur pendant plusieurs mois, sans présenter le plus souvent de symptômes d'infection. Le germe émis devient infectant après un séjour d'au moins 24 heures dans le milieu extérieur. Particulièrement résistants, les germes restent viables pendant plusieurs mois dans un sol humide. Ils sont en revanche détruits par la chaleur dès 60 ° C. Le risque de contracter le parasite est maximal au contact de la litière du chat et de terre (jardin, légume, bacs à sable) souillées par des excréments. Le risque serait plus exceptionnel au contact direct du chat.

PREVENTION

es mesures hygiéniques et diététiques ne paraissent pas suffisamment prescrites par les médecins ou les sage-femmes puisque 29 % des femmes séronégatives questionnées à l'accouchement dans plusieurs maternités parisiennes déclaraient n'avoir pas eu connaissance des mesures préventives qui visent à diminuer les risques liés à l'alimentation et au contact des chats.
esures préventives :


  • porter des gants avant ou se laver soigneusement les mains après avoir :

    • manipulé de la viande crue
    • manipulé des crudités
    • fait du jardinage

  • éviter tout contact avec les chats, sinon :

    • éliminer les excréments du chat et changer sa litière avec des gants et à des intervalles réguliers inférieurs à 24 h
    • désinfecter les objets souillés par de l'eau bouillante pendant 5 minutes

  • suivre un régime alimentaire :

    • consommer toute viande (ovins, bovins, volailles) bien cuite
    • éviter la consommation de crudités ou les laver soigneusement - éviter la consommation d'œufs et de lait crus


SEROLOGIE

es kystes subsistent dans l'organisme infecté et induisent une prémunité durable. Seuls les organismes atteints d'immunodépression, tels les sidéens, y restent sensibles. La recherche d'anticorps spécifique constitue la base du dépistage chez la femme enceinte.

LES RISQUES POUR LA FEMME ENCEINTE

e fœtus peut être contaminés dans les circonstances suivantes :


  • une femme enceinte prémunie, mais immunodéprimée
  • une femme ayant une sérologie positive perdurable, femme à risque de transmission, dont la grossesse risque de se terminer par une fausse couche
  • une femme sans immunodépression ou sérologie positive perdurable, mais contaminée en début de grossesse par un contact avec un chat porteur


RISQUE FOETAL

près l'infection du placenta, un délai de 4 à 8 semaines intervient avant l'infection du fœtus. Elle ne se produit toutefois que dans 30 % des cas.
Le risque est d'autant plus grand que la grossesse est avancée, le flux sanguin du placenta étant à son maximum à l'approche du terme. Toutefois, la contamination précoce, bien que plus rare, induit une atteinte fœtale gravissime (mort in utero, hydrocéphalie notamment). Tandis que la contamination tardive, plus fréquente, touche le fœtus moins gravement, notamment par des atteintes oculaires se révélant tardivement.
La période la plus critique se situe entre la dixième et la vingt-quatrième semaine après la disparition de la menstruation, moment ou fréquence et gravité (atteintes multiviscérales, oculaires et cérébrales) se conjuguent.


DEPISTAGE

chographie


  • Elle révèle des anomalies graves : dilatation ventriculaire bilatérale et symétrique, calcifications intracrâniennes, hyperdensité hépatique,…

mniocentèse et ponction de sang fœtal


  • Réalisée sous contrôle échographique, les performances et l'innocuité de l'amniocentèse en font un élément important du diagnostic anténatal.
  • La ponction de sang fœtal n'est possible qu'à partir de la vingtième semaine de grossesse.

Ces deux méthodes permettent la vérification de la présence des signes biologiques spécifiques de l'infection.

ATTITUDE THERAPEUTIQUE

es mécanismes de l'infection toxoplasmique sont encore mal connus. Une batterie de défenses médicamenteuses permet cependant de protéger efficacement le fœtus de la transmission placentaire. Dans le cas de lésions fœtales graves, l'indication d'une interruption de grossesse demeure. Mais il ne s'agit que de 3 à 5 % des cas.

A LA NAISSANCE ET APRES

e nouveau-né devra subir un bilan clinique, biologique et radiologique. En cas de diagnostic prénatal ou néonatal positif, le traitement médicamenteux sera poursuivi jusqu'à l'âge de 1 an. En cas de diagnostic négatif, une surveillance sérologique et clinique régulière sera effectuée jusqu'à au moins 1 an.

CONCLUSION

es progrès des examens complémentaires morphologiques et biologiques, dont la sensibilité n'a cessé de progresser ces dernières années, ont bouleversé les anciennes notions d'interprétation du risque de toxoplasmose congénitale. Le diagnostic anténatal permet d'éviter un grand nombre d'interruptions thérapeutiques de grossesse et de proposer un traitement maternofoetal efficace.
De nouvelles perspectives s'ouvrent aux thérapeutes, telles que l'analyse génomique du parasite ou le vaccin, actuellement testé sur des des sourris, mais qui reste de se révéler très onéreux.
Dans l'immédiat, la politique de prévention mise en place depuis plusieurs années en France et les progrès de la médecine néonatale ont diminué significativement le risque d'atteinte du fœtus, que ce soit par contamination extérieure, ou par toxoplasmose congénitale.
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